31 mars 2007
un peu d'humour sur les machines à voter
Cette vidéo a fait le tour du web il y a 4 ans. On a bien ri des Américains. Maintenant remplacez Kerry par Royal et Bush par Sarkozy et rappelez-vous que plus d'un million de Français vont utiliser une machine à voter. Souvenez-vous de l'écart qu'il y avait entre Le Pen et Jospin en 2002, vous avez toujours envie de rire ?
Voting_Machine
envoyé par Evangelizta
En 2004, les USA n'étaient pas prêts...
...à organiser les élections présidentielles en faisant confiance aux machines à voter, pourtant ils l'ont fait...et nous, sommes-nous prêts en 2007 ?
Scandale des machines a vote
envoyé par hakim93200
Toujours les ordinateurs à voter !
Le terme est plus adapté que "machine à voter". Les machines à voter cela fait longtemps que cela existe, c'est mécanique et ça peut se contrôler alors qu'un ordinateur, ça se programme et ça peut même attraper un virus...
Extrait d'une conférence donné par une maître de conférence à l'université de Nantes sur le sujet :
Machine à voter=Machine à tricher?2
envoyé par cua34
La suite de la conférence
30 mars 2007
1er avril : défendons le pacte écologique !
Donnons un coup de pouce à l'environnement et à l'écologie, retrouvons-nous au Trocadéro pour soutenir le pacte écologique et mettre la pression sur les candidats.
Les fans de Wonder Woman y seront sûrement nombreux puisqu'elle propose probablement le programme le plus ambitieux en matière d'environnement, ambitieux parce que réaliste.
François Bayrou
On a vraiment envie de lui dire : "Bouge de là !"
29 mars 2007
Après l'émeute de la Gare du Nord...
...Pour remettre les faits dans la perspective du climat qui règne en France du fait de la brillante politique menée par le candidat de l'UMP, il peut être intéressant de lire l'interview dans Libération de Patricia une OPJ (Officier de Police Judiciaire) dans un commissariat parisien. Ce témoignage rend compte de conséquences de l'obsession du chiffre et des statistiques sur une politique de sécurité.
Extrait :
«Ce qui a aussi changé, c'est qu'à partir d'octobre le procureur de la République a délivré des réquisitions de vérification d'identité en rafale. Ce sont des permis de contrôle sur un périmètre donné – trois ou quatre pâtés de maisons – et pour une durée précise – quelques heures. Ces réquisitions visent tous les délits possibles et imaginables, mais elles sont clairement destinées à faire du chiffre en matière de lutte contre les sans-papiers. On est passé d'un rythme de deux contrôles par mois à deux par semaine, voire trois ou quatre. A chaque opération de contrôle, menée par une dizaine de policiers, on récupère 2 à 8 cas d'infractions à la législation des étrangers (ILE). Récemment, un officier qui était rentré "bredouille" s'est fait remonté les bretelles. Sarkozy pourrit le préfet, qui pourrit les directeurs, qui mettent la pression sur les commissaires, qui reviennent remontés comme des pendules. Tout le monde est atteint de "bâtonite" : on dessine des petits bâtons, on compte le nombre de gardes à vue pour faire chaque année autant ou plus que l'an passé. On préfère arrêter 5 jeunes qui fument un joint plutôt qu'un dealer qui vend 5 kg de shit. C'est ça, la culture du résultat.
Dans toutes les bonnes librairies...
PARIS (Reuters) - Entre confessions et profession de foi politique, Ségolène Royal réaffirme son ancrage à gauche dans son livre "Maintenant", dans lequel elle attaque Nicolas Sarkozy sur tous les fronts - valeurs, fonction et campagne présidentielle - à un mois du premier tour.
Son offensive contre le candidat de l'UMP est parfois teintée d'humour, quand elle fait allusion aux personnages de bande dessinée auxquels elle et son rival de droite ont été comparés.
"Mieux vaut être Bécassine (...) plutôt qu'Iznogoud", confie la candidate socialiste au chapitre "surnom" de cet abécédaire politico-personnel en 190 mots proposés par la journaliste Marie-Françoise Colombani.
Pour le reste, Ségolène Royal ne "partage pas ce pessimisme social, ce respect de l'ordre établi, cette vénération pour le libéralisme économique et la loi du plus fort" qui forment, selon elle, les piliers de la droite.
Loin du peuple, héritier de la Révolution, "la Bastille vit aujourd'hui l'oeil rivé sur Wall Street et le CAC-40. Elle rêve de s'affranchir du code du travail et des droits de succession", déplore la présidente de Poitou-Charentes qui décoche également une flèche à François Bayrou, sans le nommer.
Le clivage entre la droite et la gauche "n'a pas perdu de son actualité", estime-t-elle autant à l'adresse de ses rivaux au sein du Parti socialiste, qui l'ont souvent accusée de piocher ses idées à droite, que du candidat centriste.
"Prétendre brouiller les frontières, c'est se moquer (des Français) ou avoir des appétits de carrière personnelle qu'on espère mieux satisfaire en changeant de camp sans avoir à assumer un ralliement politique", déclare la candidate socialiste.
"BOULIMIE"
Cinq ans après l'élimination de Lionel Jospin dès le premier tour, elle refuse d'envisager un nouveau 21 avril et la perspective d'un deuxième tour opposant Nicolas Sarkozy à Jean-Marie Le Pen. "La consigne que je me donne, c'est d'être présente au deuxième tour et de gagner!"
Ces fondamentaux posés, celle qui se pose en héritière de François Mitterrand soigne son image de rénovatrice. Elle se dit prête à mener "trois révolutions de front": porter une femme à la tête de la France, changer la manière de faire de la politique et "actualiser le logiciel socialiste".
"Je pense être la mieux placée pour hâter la révolution idéologique dont la gauche française a besoin", affirme la députée des Deux-Sèvres. Le socialisme français, "quelque peu glacé", "doit être dépoussiéré et actualisé" pour réapprendre "à inventer et se mettre à l'écoute du siècle qui commence".
Quatre mois après sa désignation par les militants socialistes, elle n'hésite pas non plus à se voir en femme providentielle, dont "l'irruption inattendue" lors de la primaire a permis d'échapper à une "lutte beaucoup plus rude" au sein du PS. "Déjà que là, ce n'a pas été facile de recoller les morceaux...".
Au fil des 331 pages de "Maintenant", clin d'oeil à l'ouvrage de François Mitterrand "Ici et maintenant" publié en 1980, Ségolène Royal s'en prend à Nicolas Sarkozy sur tous les plans.
Elle dénonce tout à trac ses projets en matière de réforme des retraites, son concept d'"immigration choisie", son refus "méprisant" de voir la Turquie intégrer l'Union européenne, "l'échec" de sa lutte contre l'insécurité et sa course à l'Elysée où "tout est permis".
"Je comprends et je respecte l'ambition qu'on a pour son pays (...) Je trouve en revanche que cette boulimie, cette volonté de tout contrôler inquiétantes pour la France", écrit-elle dénonçant une "extrême concentration des leviers de commande dans les mains d'un seul homme". "Surtout pour faire ce qu'il en fait...", ajoute-t-elle.
A l'avenir, le ministre de l'Intérieur pourrait rester ministre des Cultes, estime la candidate "laïque". Mais il ne devra "pas sortir des clous et considérer les religions comme des forces supplétives".
"EMOI DE MAI"
Ségolène Royal est également "très choquée" que son rival de l'UMP, interrogé sur les violences faites aux femmes, "ne cite que les mariages forcés, les excisions et la polygamie, comme si le problème se limitait aux coutumes venues d'ailleurs" et qu'il n'y avait pas "de violence bien de chez nous".
Du verbe "Abandonner" au mot "Zen", la première femme à avoir une vraie chance d'accéder à l'Elysée revendique son "droit à la simplicité" et à faire de la politique autrement.
Elle se présente comme une présidente jeune - elle a un iPod, veut doter tous les Français d'une adresse internet et introduire l'apprentissage du hip-hop à l'école - et à l'écoute, dans la droite ligne de sa "démocratie participative".
"Je ne cherche pas à marquer ma différence avec ceux qui m'ont précédée, je veux relever la France et en prendre les moyens", affirme Ségolène Royal.
"J'aime la France. J'aime son histoire pleine de bruit et de fureur mais aussi de douceur", explique-t-elle, confiant qu'elle pourrait cependant "trouver ses marques" dans n'importe quel autre pays d'Europe.
Au gré des mots, l'ouvrage politique tourne parfois au questionnaire de Proust. Sa principale qualité? "L'honnêteté à tous les niveaux". Principal défaut? "Peut-être suis-je trop entière et à cheval sur les principes".
Si elle ne devait garder qu'un livre, ce serait "Les Contemplations" de Victor Hugo pour ses "vers apaisants, puissants et profonds". Un film ? "Les enfants du paradis" de Marcel Carné ou "La leçon de piano", pour son "histoire d'amour romanesque, sensuelle et poétique" et ses paysages.
De Couperin à Youssou N'Dour en passant par Diam's, elle confie des "goûts très éclectiques" en musique dont elle ne pourrait "pas se passer".
Pas "soixante-huitarde" mais refusant "le procès fait à Mai-68", Ségolène Royal semble dresser un parallèle entre les printemps. Presque quarante ans après, elle salue ce "moment d'imagination politique" qui a "dépoussiéré la gauche". Espérant à son tour connaître "cet émoi de mai".
"Maintenant", éditions Hachette Littératures, entretiens avec Marie-Françoise Colombani, 336 pages, 18 euros, sortie le 27 mars
Le bilan du Ministre qui se vante de sa baraka et de ses résultats
Une des raisons qui me motivent à m'investir dans cette campagne, c'est le bilan lamentable du gouvernement en place. Je dirais peut-être la même chose de Ségolène dans 5 ans si elle est élue mais pour l'heure ce qui me préoccupe c'est le bilan de ce gouvernement et en particulier de son Ministre de l'Intérieur qui fut, un temps, Ministre de l'économie et des finances. L'entendre se vanter alors que l'insécurité n'a pas vraiment baissé et que l'on a connu les pires émeutes urbaines depuis le XIXe siècle (un siècle qui doit lui être cher tant il lui sert de modèle social et économique). Je serais honnête mettons à son crédit la baisse de la mortalité routière, personne n'est totalement imparfait.
Je ne peux m'empêcher de penser que pendant 4 ans Bayrou a été assez discret dans la critique du vibrionnant ministre de l'Intérieur...On l'a entendu parfois pester contre le Premier ministre mais contre le Ministre de l'Intérieur ce fut plus rare (en fait quasiment jamais) jusqu'à il y a très récemment...
Avait-il voulu se débarrasser des trop modérés Raffarin et Villepin pour se ménager un face à face avec un candidat plus radical face auquel il pourrait représenter une alternative ? Le concept du centrisme n'est-il qu'un alibi carriériste ?
C'est vrai qu'il n'est pas difficile de se donner le beau rôle quand on regarde le plus prêt le bilan de Nicolas Sarkozy place Beauvau mais laissons Jean-louis Bianco vous expliquer cela mieux que moi :
Jean-Louis Bianco invité de I-télé :
Jean-Louis Bianco revient sur le départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l’intérieur : «Un bilan globalement négatif, pour reprendre une formule qu’on a connue autrefois, pourquoi ? Parce que les violences ont augmenté, 10.000 personnes de plus agressées, violées, chaque année, 50.000 au total.»
« Tout ce qui est l’atteinte aux personnes a augmenté. Jamais, il n’y a eu autant de voitures qui ont brûlé, quand il y avait 20 000 voitures qui brûlaient, c’était l’incapacité de la gauche, quand il y en a 45 000 c’est le talent du ministre de l’Intérieur. Et puis, cette histoire des banlieues dont il n’est naturellement pas le seul responsable. C’est un problème difficile que les gouvernements successifs de gauche et de droite n’ont pas su régler. Mais avouez quand même, que la racaille et le Karcher, ce n’est pas la meilleure manière de ramener la paix dans les banlieues et d’ailleurs elle n’est pas ramenée, il y a encore des inquiétudes très très fortes quand j’en parle avec les maires de banlieue.»
Un peu de philo avec Nicolas Sarkozy et Michel Onfray !
Le dernier numéro de le revue Philosophie est édifiant, on y trouve un intéressant dialogue entre Nicolas Sarkozy et Michel Onfray.
Nicolas Sarkozy :
"J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est
d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie.
Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année,
ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce
que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable.
Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les
premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances
ne font pas tout, la part de l'inné est immense."
Est-il nécessaire de souligner les implications potentiellement racistes de ce genre d'affirmations ? De souligner un certain refus de croire à la capacité de l'être humain à s'amender, à apprendre de la vie ? De remarquer la volonté de privilégier la notion d'héritage, d'explication génétique sur celle de contexte social et d'éducation ou de responsabilité ? Est-il besoin de rappeler que la personne qui affirme cela a participé à des gouvernements dont François Bayrou fut le ministre, qu'il dirige un parti qui partout en France est soutenu et soutient l'UDF ?
Il y a vraiment des moments où je crois que notre Wonder Woman est notre "only hope for freedom and democracy"...
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